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lundi 27 juin 2016


Fresque de Grenoble : artiste ou artisan de la haine ?

Le 27 juin 2016, une fresque murale à Grenoble représentant des policiers en train de tabasser la République a suscité de vives émotions.

Dessin en noir sur mur blanc. A l’occasion de Grenoble Street Art, une fresque murale dépeint deux CRS, l’inscription 49-3 sur leurs boucliers, en train de rouer de coups de matraques une Marianne à terre. La scène se veut choquante mais elle est présentée comme acceptable pour deux raisons : il a été précisé par l’organisateur que c’est l’Etat qui est visé, non la police ; mais surtout, il s’agit d’ « rt ».

Pour l’UNSA Police, les explications avancées se situent au niveau intermédiaire entre la baliverne et l’insulte.

En matière d’art, nous nous en tenons aux explications du philosophe Alain, qui distingue l’artisan (qui a défini son œuvre à l’avance avant de la concevoir et dont le travail est reproductible), et l’artiste (qui crée son œuvre à mesure qu’il la conçoit et dont le travail n’est paS reproductible).

Par conséquent, sans être lui-même philosophe, le syndicat UNSA Police considère avoir à faire à un artisan de la haine, et non un artiste, et demande par conséquent au ministère de l’Intérieur de déposer plainte afin de protéger les intérêts des policiers, blessés en grand nombre ces derniers mois pour protéger la République et ses citoyens.

« Dans la mesure où le contenu de cette plainte n’est pas encore défini et qu’il n’y en aura qu’une, sans doute pouvons-nous y voir une œuvre d’art. » Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA Police

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