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mardi 20 juin 2017


UNSA Police : les ni-ni de la police nationale

- lu pour vous Le Républicain Lorrain, le 20 juin 2017 -

Le secrétaire général d’Unsa police, Philippe Capon, était à Amnéville pour rencontrer la base et faire remonter ses doléances.

Ils sont les ni-ni de la police nationale. Ni de gauche ni de droite. Et pour ceux qui en doutaient encore en cette période de boulimie électorale, le secrétaire général d’Unsa police (3e syndicat de police), Philippe Capon, est venu le répéter aux troupes. « Nous n’avons accepté aucune invitation émanant des candidats à la présidentielle. Notre job à nous, c’est le syndicalisme. » Un propos liminaire qui a donné sa couleur à deux jours de travaux syndicaux organisés à Amnéville. L’ensemble des délégués du Grand Est en étaient.

Comment se portent ces policiers devenus une des cibles du terrorisme ?
Philippe CAPON : Ils vont plutôt bien, malgré les circonstances. Surtout, nous constatons que les attentats ne les ont pas conduits à baisser la garde, bien au contraire. Le métier de policier n’est pas routinier ; il demande d’être fort moralement et psychologiquement. Aujourd’hui plus que jamais. Mais on a encore des burn-out, trop. Des suicides aussi : 19 depuis le mois de janvier, c’est énorme. Il reste également difficile de constater que dans cette maison police qui offre tant de métiers différents, des gars en uniforme sont devenus des cibles.

Un vent d’émulation a soufflé et fait grossir les rangs de la police après les attentats de Charlie Hebdo. Est- ce toujours le cas aujourd’hui ?
Malheureusement non. 400 postes de gardiens de la paix n’ont pas été pourvus au dernier recrutement. Alors même que la note a été baissée à 8.5 pour le concours. Il est clair que le métier est devenu bien plus risqué et que les gens en ont conscience. Cela dit, l’administration ne fait pas grand-chose, non plus, pour le rendre plus attractif. Les jeunes recrues doivent par exemple huit ans de service à l’Ile-de-France avec une prime de 200€. Ce n’est pas une bonne méthode.

Quelle direction prennent vos discussions avec le nouveau ministre de l’Intérieur ?
Nous parlons surtout des effectifs. même si son prédécesseur avait déjà consenti des efforts. La simplification de la procédure pénale est aussi un dossier qui nous préoccupe. Celle concernant l’usage de cannabis, par exemple, demande toujours autant de paperasseries et des jours de procédure pour peu d’effets à l’arrivée. la question de l’avancement des gars suscite également beaucoup de débats.


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