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mercredi 23 décembre 2015


Police : une formation raccourcie pour les nouvelles recrues post-attentats

"LU POUR VOUS, MEDIART.FR"

« Autant par le nombre de places que de formateurs, nous
ne sommes pas en capacité de former autant de monde dans
les structures existantes, estime Ophélie Cohen, secrétaire à
la formation du syndicat Unsa police. On ne peut pas mettre
plus de trente élèves sur un tatami face à un formateur en
techniques de sécurité en intervention (TSI). » Selon la policière,
le nombre de structures de formation est passé de 25 en
2000, avec 13 écoles nationales de police (ENP) et 12 centres
de formation professionnelle (adossés aux CRS, ces centres
n’accueillaient que des hommes bacheliers), à dix aujourd’hui,
soit neuf écoles et un centre de formation professionnelle.
La plus importante se situe à Nîmes et peut accueillir plus d’un
millier d’élèves.

.../...

Un arrêté du ministère de l’intérieur, paru au Journal officiel
jeudi 17 décembre, allège considérablement les épreuves du
concours exceptionnel : à l’écrit, les candidats n’auront à répondre
qu’à un QCM et un questionnaire à réponses courtes,
sans étude de texte. Celle-ci a été supprimée, tout comme
l’épreuve de gestion du stress qui consistait à « placer le candidat
dans une situation imprévue et soudaine et à analyser
son comportement ». Ne risque-t-on pas de recruter des fonctionnaires
au rabais, mal formés, voire qui n’ont rien à faire
dans la police ? « Les problèmes rencontrés dans la société,
nous les retrouvons déjà en école de police avec des soucis de
politesse, des élèves qui ne savent plus écrire, etc. », relativise
Ophélie Cohen.

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Police : une formation raccourcie pour les nouvelles recrues post-attentats

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