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mercredi 7 octobre 2015


CHSCTRPN du 7 octobre 2015

COMITE D’HYGIENE, DE SECURITE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL DE RESEAU DE LA DIRECTION GENERALE DE LA POLICE NATIONALE

Monsieur le Directeur,
Mesdames et Messieurs les représentant(e)s de l’administration,
Cher(e)s collègues,

Une fois de plus, les événements dramatiques de ce début de semaine, sont là pour rappeller que les missions accomplies par l’ensemble des policiers méritent, plus qu’ailleurs, une attention soutenue sur leurs conditions d’exercice des métiers.

L’augmentation du nombre de blessés et d’ agressions en tout genre dont sont victimes les fonctionnaires de police, confirme que la dégradation des conditions de travail des policiers est bien réelle.

C’est pourquoi l’UNSA FASMI appelle à nouveau à une travail et de la vie au travail des fonctionnaires de police.Elles doivent être la pierre angulaire de tout projet se donnant pour but de renforcer la lutte contre le suicide au sein de la PN.

De même, la mise en oeuvre d’une humaines et du management doit être la condition sine qua non à toute proposition de nouveaux cycles de travail.

Cette gestion qualitative des RH doit s’adosser à une réelle politique de formation continue, adaptée aux besoins des fonctionnaires, associée à une meilleure prise en compte de l’humain dans le management de proximité ; en adéquation tant avec la qualité du service rendu au public que la qualité de vie des fonctionnaires.

L’exemple désastreux et scandaleux des postes offerts à l’issue de la scolarité des élèves gardiens de la paix des 233 et 234ème promotions est, au titre de la gestion des ressources humaines, inqualifiable.

Alors que 35 de nos collègues se sont donnés la mort cette année et que vous avez fait des risques psycho sociaux votre priorité, quelle réponse pouvez-nous nous apporter à ces deux listes ubuesques, irrespectueuses du travail des policiers en attente de mutation depuis plusieurs années.

L’influence de nos conditions de travail et ses répercussions sur la qualité de notre vie
familiale et sociale déjà soumise à rude épreuve par les difficultés d’exercice du métier
n’est plus à démontrer.

Il est encore bien trop tôt pour tirer un bilan des mesures destinées à renforcer la lutte contre le suicide alors que leur mise en place ainsi que leur appropriation par les agents de tout grade se poursuit. La lutte contre le suicide prendra du temps. Il ne faut pas se décourager face à la dure réalité des chiffres.

L’UNSA FASMI rappelle que le renouvellement et la mise à niveau de nos moyens matériels ainsi que la mise en place d’une politique sociale et d’accompagnement volontaire menée au profit de tous doivent être indissociables de l’accomplissement de nos missions et concourir au bien être des policiers au travail, sans servir de variables d’ajustement budgétaire.

C’est dans ce cadre, que l’UNSA/FASMI appelle à un renforcement des moyens de la médecine de prévention mais surtout à son identification et à une clarification de son rôle et de ses missions souvent méconnues, voire inconnues, tant de la chaîne hièrarchique que de la plupart des agents, qui confondent trop souvent médecine de prévention et médecine statutaire.

Nous vous remercions, Monsieur le Directeur, mesdames et messieurs, et vous prions de bien vouloir annexer la présente déclaration au procès verbal de séance.

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CHSCTRPN du 7 octobre 2015
la déclaration de l’UNSA FASMI

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